Médicaments et système rénine-angiotensine-bradykinine

Pour réduire les effets de l’angiotensine II, il y a ieurs possibilités, voir schéma précédent :

  1. Diminuer la synthèse et la libération d’angiotensinogène. Pour le moment, il n’y a pas de médicament agissant spécifiquement par ce mécanisme.
  2. Agir sur la rénine
    1. Diminuer sa sécrétion par administration de bêta-bloqueurs par exemple.
    2. Inhiber son action par des antagonistes spécifiques comme l’aliskiren.
  3. Inhiber l’enzyme de conversion. C’est-à-dire inhiber la transformation de l’angiotensine I inactive en angiotensine II active. Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) sont nombreux et très utilisés en thérapeutique. Il n’y a pas actuellement d’inhibiteur de la chymase.
  4. Antagoniser les effets ou certains effets de l’angiotensine II.
  5. S’opposer aux effets de l’aldostérone par des antialdostérones (Voir « Minéralocorticoïdes : Aldostérone et Antagonistes ».).

On peut également inhiber les effets pro-inflammatoires (B2) de la bradykinine. L’icatibant, formé de 10 acides aminés, est un inhibiteur des récepteurs B2 de la bradykinine . Il est en cours de commercialisation (2008) sous le nom de FIRAZYR* dans l’indication traitement des crises d’angio-oedème héréditaire dans lesquelles la bradykinine joue un rôle déterminant.

Parmi ces possibilités, nous reprenons ci-dessous l’inhibition de la rénine, l’inhibition de l’enzyme de conversion et l’inhibition des effets de l’angiotensine II.